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Le mythe : les méchants vont en enfer

Le mythe : les méchants vont en enfer

Origine :

“ Des philosophes grecs classiques, celui qui a marqué le plus la pensée infernale traditionnelle est Platon. ” — Georges Minois, Histoire des enfers, Paris, Fayard, 1991, page 50.

“ Pour construire leur théologie, ils [les Pères de l’Église] s’adressèrent tout naturellement au matériel conceptuel et doctrinal élaboré par la tradition grecque, par la tradition platonicienne en particulier. ” — Encyclopædia Universalis, volume 2, entrée “ Antiquité et christianisme ”.

“ L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, ‘ le feu éternel ’. La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu. ” — Catéchisme de l’Église catholique (1992), Ire partie, IIsection, article 12, IV, § 1035.

Ce que dit la Bible :

“ Les vivants savent au moins qu’ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout. [...] car il n’y a ni œuvre, ni réflexion, ni savoir, ni sagesse dans le Shéol où tu t’en vas. ” — Ecclésiaste 9:5, 10, Bible de Jérusalem ; Darby.

Çà et là dans certaines versions de la Bible, le mot hébreu she’ôl, qui désigne le “ séjour des morts ”, est rendu par “ enfer(s) ”. (Traduction Œcuménique de la Bible ; Abbé Glaire ; Sacy, etc.). Mais que révèle le passage de l’Ecclésiaste cité ci-dessus au sujet de la condition des morts ? Souffrent-​ils dans le shéol pour expier leurs fautes ? Non, car ils “ ne savent rien du tout ”. On comprend dès lors pourquoi le patriarche Job, qu’une cruelle maladie faisait souffrir à l’extrême, suppliait précisément Dieu de le ‘ cacher dans l’enfer [hébreu : she’ôl] ’. (Job 14:13, Sacy ; voir aussi TOB.) Si le shéol était un lieu de tourments éternels, la requête de Job n’aurait eu aucun sens. Car, bibliquement, l’enfer n’est rien d’autre que la tombe commune à tous les humains, où règne l’inactivité.

Cette définition de l’enfer n’est-​elle pas plus logique et conforme aux Saintes Écritures ? Réfléchissez : Quelle faute, si horrible soit-​elle, pourrait pousser un Dieu d’amour à supplicier quelqu’un pour l’éternité (1 Jean 4:8) ? Maintenant, si l’enfer de feu n’existe pas, s’il relève du mythe, que dire du paradis céleste ?

Versets bibliques à examiner : Psaume 146:3, 4 ; Actes 2:25-27 ; Romains 6:7, 23.

LA RÉALITÉ :

Dieu ne punit personne en enfer.